We haven’t landed on earth yet – Ali Banisadr à Salzburg

La galerie Thaddaeus Ropac présente les dernières œuvres de l’artiste iranien résidant à New York, Ali Banisadr.
« Annunciation », « The visitors » « History »… les titres des œuvres d’Ali Banisadr opposent le caractère explicite de leur référence à une surface picturale apparemment abstraite, profuse et colorée. Quel peut être le lien entre ces compositions au mouvement séquencé, aux plans savamment juxtaposés, interpénétrés et à l’équilibre savamment ébranlé?
Le spectateur qui cherche un rapport entre le titre de l’œuvre et l’image qu’il contemple doit se rendre à l’évidence : l’artiste brouille les pistes, oblige l’observateur à utiliser son imagination et à manipuler ses propres références tout en osant convoquer une certaine psychologie. L’espace, le lieu et le temps semblant bien restitués, le titre, l’action des couleurs et le mouvement agissent comme des indices qui obligent la mémoire à dialoguer avec l’émotion, tout en assumant la restitution du sentiment. Dans ce sens, le travail d’Ali Banisadr peut prétendre à l’universel.
We Havn’t Landed on Earth Yet- Ali Banisadr, 2012
Courtesy Galerie Thaddaeus Ropac, Salzburg Paris
A l’instar du futurisme, le point de vue est décomposé, multiplié, créant une confusion rétinienne a priori mais transmettant au contraire dans l’esprit du spectateur une vision plus complète du sujet. La peinture d’Ali Banisadr rappelle également le premier cubisme de Picasso, le cubisme analytique qui déconstruit le monde, l’objet, en détruisant le point de vue unique, pour mieux en retranscrire l’essence.
L’œuvre intitulée « We Haven’t Landed On Earth Yet » serait inspirée selon Ali Banisadr des écrits biographiques de Willem De Kooning, peintre qui aimait prendre ses distances avec la réalité sans pour autant abandonner la figuration. Il s’agissait alors de sa réponse à l’événement majeur de l’homme atterrissant sur la lune. Dans ce contexte particulier, cette phrase semble s’émerveiller d’une humanité qui réussit le fantasque exploit  d’alunir sans avoir toujours trouvé la raison de sa présence sur Terre. Voir les choses de loin permet cependant bien souvent de les voir mieux. Le point de vue distancié et quasiment aérien n’est pas une distance physique entre l’œil et l’œuvre mais un recul destiné à mieux appréhender l’ensemble de l’événement. En décomposant le processus narratif tout en éloignant le regard, Ali Banisadr applique ce recul à l’homme et à son histoire. « Melencolia I » constitue à ce titre une référence assumée de l’artiste rejoignant la fascination qu’exerce l’universalité d’Albrecht Dürer et la prétention fut-elle irréaliste des quêtes humanistes de l’accès à la conscience par la connaissance.
Né à Téhéran en 1976, Ali Banisadr déplacé aux Etats-Unis quand il avait 12 ans. Il a étudié la psychologie et a été impliqué avec l’art Graffiti tout en vivant à San Francisco. Il a déménagé à New York en 2000 et a obtenu son baccalauréat de l’École des arts visuels en 2005 et une maîtrise de la New York Academy of Art en 2007. Banisadr a participé à plusieurs exposition de groupe dans des musées dont le Queens Museum of Art à New York, le SMAK en Belgique Musée, Gemeente aux Pays-Bas et le Metropolitan Museum of Art. Ses œuvres figurent dans la collection Würth, Essl collection, Pinault, Olbricht, Saatchi, Le British Museum au Royaume-Uni et le Metropolitan Museum of Art à New York. En 2011 Banisadr a été classé numéro un dans le sondage de Flash Art International magazine des 100 meilleurs artistes. Son travail est actuellement présenté au Metropolitan Museum of Art jusqu’en Septembre 2012.
We haven’t landed on earth yet.
26 mai – 14 juillet 2012
Salzburg, Autriche

____________________________________________English version

The Galerie Thaddaeus Ropac is presents the latest works  of New York based Iranian artist, Ali Banisadr.
Annunciation, The visitors, History… These are the titles of Ali Banisadr’s paintings which oppose the explicit character of their references to their lavishly detailed, profusely coloured and apparently abstract surfaces.
What could be the link between these soft balanced and subtly dynamic compositions, marked by sequenced movement, delicately juxtaposed and interpenetrating   paintings?
In order to identify the connections between the titles and the images of the displayed works, the viewer must yield to the evidence that the artist has blurred his tracks to create an invitation to one’s  own imagination, That is,an invitation to renew his visual and psychological references.
Space, place and time appear to be well rendered, while the title, the action of colours and the movement contained within these works function as clues, which instigate a dialogue between memory and emotion. It is in this sense that the work of Ali Banisadr tends to create a universal experience.
As in the futurism codes, the point of view is deconstructed, fragmented and multiplied; creating at first confusion  until it finally conveys a more complete vision of the subject. These paintings are also reminiscent of Picasso’s early cubist period, which was marked by analytical works that deconstructed the perception of the world and the objects in it in order to enable the idea of a single point of view and to eventually better render their essence.
According to Ali Banisadr, the work entitled We Haven’t Landed On Earth Yet was inspired by the Biography of Willem De Kooning, who liked to take liberties from reality without giving up representation. The title was de Kooning’s response to the announcement of the first lunar landing. In that context, it was the expression of a wonder at a human race, capable of this fantastic exploit, without having found the reason for its presence on planet Earth.The faraway and almost aerial point of view is not to be seen as a distance between the viewer’s eye and the works but rather as a vantage that leads to highlights details that we might have missed, preventing us from perceiving  the events in their entirety.
In breaking up the narrative process while adopting a more distant point of view, Ali Banisadr evokes the attitude of the human race towards its own history. Melencolia I is a fully assumed reference, implying that the artist is sharing Albrecht Dürer’s fascination for universality and the pretention of the unrealistic humanist quest to attain the core of conscience through knowledge.
Born in Tehran in 1976, Ali Banisadr moved to the US when he was 12 years old. He studied psychology and was involved with Graffiti art while living in San Francisco. He moved to New York in 2000 and obtained his BFA from School of Visual Arts in 2005 and a MFA from New York Academy of Art in 2007. Banisadr has been in several Museum group shows including Queens Museum of Art in NY, S.M.A.K in Belgium, Gemeente Museum in Netherlands and The Metropolitan Museum of Art . His works are in the Wurth Collection, Essl collection, Pinault Collection, Olbricht Collection, Saatchi collection, The British Museum UK and The Metropolitan Museum of Art in NY. In 2011 Banisadr was ranked number one in Flash Art international magazine’s top 100 artists survey. His work is currently on view at the Metropolitan Museum of Art until September 2012.

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