Point Triple de La Matière

Romain Kronenberg
Point triple de la Matière
Romainville
commissaire : Matthieu Lelièvre
 
La réalisation d’un projet aussi ambitieux et prometteur de reconversion urbaine a imposé le format d’une exposition éphémère afin de partager avec nos futurs acteurs et visiteurs la magie et la beauté de ce site industriel. Cette esthétique archéologique a inspiré cette exposition intitulée « Point Triple de la matière » emprunté avec malice à la chimie.
L’impressionnante Chaufferie accueille sous sa nef de 21m de haut et parmi les monstres de métal endormis une installation aérienne et poétique de Mikala Dwyer (*1959, Sydney) dont c’est la premiere fois en France que le public pourra apprécier l’une de ses œuvres à cette échelle. Sur le chemin du bâtiment suivant, le visiteur se retrouve devant le film commandé à Romain Kronenberg, inspiré par les lieux mêmes qui ont servi de décors à une narration de nature mythologique.
La suite de l’exposition réunit une vingtaine d’artistes et se déploie dans le bâtiment anciennement nommé « Carrel », sur plus de 4000m2 de surface. « Point Triple » désigne, dans un rapport spécifique de température et de pression et dans un environnement donné, la coexistence simultanée de la matière à l’état liquide, solide et gazeux. Inspiré par le cadre spécifique de vastes laboratoires chimiques, il était tentant de recourir au vocabulaire de l’expérience sur la matière pour évoquer à une autre échelle la façon dont les artistes explorent des problématiques portant notamment sur les transformations de l’environnement, la dégradation, le renouvellement et l’impact social, économique et environnemental et bien évidemment culturel, de ces changements.
Les phénomènes de rénovation des zones périurbaines et en particulier aujourd’hui les chantiers du Grand Paris, induisent des évolutions massives dans ces zones fragiles et complexes. Dix-neuf artistes venant d’Europe mais aussi d’Asie, d’Amérique Latine et même du Pacifique, particulièrement sensibles à ce qui se passe dans ces interstices humains et environnementaux, partagent ici leur vision propre et créant ainsi une vibration unique et éphémère entre les murs de ces bâtiments en transition.
 
Matthieu Lelièvre,
commissaire et directeur artistique
 
Merci à tous les acteurs de ce projet fou, en particulier les artistes ainsi que leurs galeries :
Galerie Mor-Charpentier, Paris, Galerie DIX9, Paris, In Situ Galerie, Paris, Galerie Sator, Paris, Galerie Allen, Paris, Galerie Fortes d’Aloia Gabriel, Sao Paulo, Aoyama Meguro, Tokyo, Galerie Anhava, Finlande,
 
LISTE DES OEUVRES :
 
Mikala Dwyer
Mikala Dwyer, The Silvering, installation, ballons en mylar, courtesy de l’artiste, photo : Charles Duprat

Romain Kronenberg, Jusqu’aux régions qui gisent au-delà, vidéo, 18 min 48, courtesy de l’artiste, photo : Charles Duprat

Hannelore Van Dijck, sans titre, dessin sur papiers calque, courtesy de l’artiste, photo : Frederic Bourgeois

France Valliccioni, sans titre, installation in situ, courtesy de l’artiste, photo : Charles Duprat

 

Barbara Wagner & Benjamin de Burca

Barbara Wagner & Benjamin de Burca, Faz que Vai, 2015, vidéo, HD, son, 16:9, 12′ boucle, courtesy de l’artiste et de la galerie Fortes, d’Aloia & Gabriel, Sao Paulo, photo : Charles Duprat

Kirstin Arndt

Kirstin Arndt, sans titre, 2009, PVC-Plan, (jaune-orange), 285 x 285 x 2 cm, aluminium poli, courtesy de l’artiste et de la Galerie Gisela Clement, Bonn, photo : Charles Duprat

Kirstin Arndt

Kirstin Arndt, sans titre, 2016, PE (plastique), bleu clair, dimensions variables, courtesy de l’artiste et de la Galerie Gisela Clement, Bonn, photo : Charles Duprat

Paola De Solminihac, Cloud white book, 2015, Sculpture en terre cuite, 24 x 33 x 20 cm, et Black book #1, 2015, Sculpture en terre cuite, 32 x 24 x 8 cm, courtesy de l’artiste et Galerie Dix9, photo : Charles Duprat

Gabriel Léger

Gabriel Leger, installation, courtesy de l’artiste et de la Galerie Sator, photo : Charles Duprat

Lara Almarcegui, Buried House, 2013, vidéo, 7 min, courtesy de l’artiste et Galerie Mor-Charpentier, photo : Charles Duprat

Maxime Rossi

Maxime Rossi, Christmas on Earth Continued, 2017, 4 prismes acoustiques, installation sonore 6 canaux et algorithme de comportement, durée illimitée Installation sonore : Direction musicale : Maxime Rossi, David Toop / Musiciens : Steve Beresford, Phil Minton, Evan Parker, Mark Sanders / Enregistrements, mixage, master : Dave Hunt, David Toop / Algorithme : Benjamin Maus / Fabrication CNC : Hamlyn Terry, Produit avec le soutien de la Fondation Fiminco courtesy de l’artiste et Galerie Allen Paris, photo : Charles Duprat

Hiroaki Morita, From Something to Something else, 2016, courtesy de l’artiste et Aoyama Meguro gallery, photo : Charles Duprat

Hiroaki Morita, Clockwise, vidéo, courtesy de l’artiste et Aoyama Meguro gallery, photo : Charles Duprat

Mateo Revillo Imbernon

Mateo Revillo Imbernon, peintures sur placo-plâtre, courtesy de l’artiste et Galerie Slowtrack, photo : Charles Duprat

Thomas Hauri, Deux aquarelles non titrées, 2013, aquarelles sur papier, 225 x 170 cm, courtesy de l’artiste, photo : Charles Duprat

Angelica Mesiti

Angelica Mesiti, Untitled (sound sculpture) 1, 2, 3 & 4, 2015 harmonium électrique, roche volcanique, 49 x 25 x 43 cm, courtesy de l’artiste et Galerie Allen Paris, photo : Charles Duprat

Angelica Mesiti, In the Mouth of the Tyrant, 2015 Video, 16:9, haute définition, 10 min 20 secs Edition de 3 ex + 2 AP, courtesy de l’artiste et Galerie Allen Paris, photo : Charles Duprat

Baptiste Caccia

Baptiste Caccia, sans titre, collage sur mur, courtesy de l’artiste et de la galerie Super Dakota, photo : Charles Duprat

Jani Ruscica, Scenes Shifts, video, 13 min boucle, courtesy de l’artiste et Galerie Anhava, photo : Charles Duprat

Lynne Cohen, Untitled (Circle Mirror), photographie couleur, C-print, 101 x 127 cm (131,5 x 158 cm),
courtesy de l’artiste et Galerie In Situ, photo : Charles Duprat
Benjamin Testa, « Démolition 1188m³ / Le problème n’est pas d’inventer l’espace mais de l’interroger », 2017,  Installation in situ, courtesy de l’artiste, photo : Charles Duprat
 
Yoshua Okon, Fridge Freezer, 2015 Installation vidéo, 2 écrans, 20 min 41 boucle, courtesy de l’artiste et Galerie Mor-Charpentier, photo : Charles Duprat
 
 

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